Accord d’association UE – Mercosur

L’accord d’association UE-Mercosur est un accord international à portée politique entre l’Union européenne et le Mercosur, qui va au-delà d’un simple accord de libre-échange.

Cet accord se compose de deux volets complémentaires.

Le premier, à dimension commerciale, établit un accord de libre-échange destiné à favoriser et intensifier les relations économiques entre les deux blocs, notamment en réduisant les barrières tarifaires et non tarifaires.

Le second volet, de nature politique, vise à promouvoir la coopération et le dialogue entre l’Union européenne et le Mercosur sur des enjeux variés tels que la migration, le numérique, la recherche, l’éducation, les droits humains, la protection de l’environnement ou encore la lutte contre la cybercriminalité.

FAQ

  • Le Mercosur est une union douanière sud-américaine, comparable à l’Union européenne, qui vise à faciliter les échanges entre ses membres. Il regroupe actuellement l’Argentine, le Brésil, la Bolivie, l’Uruguay et le Paraguay. Le Venezuela, suspendu depuis 2017 en raison de différends politiques, reste en attente de réintégration au sein de l’organisation.

  • L’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur est le plus important jamais conclu par l’UE, couvrant près de 800 millions de personnes et représentant jusqu’à 45 milliards d’euros d’échanges commerciaux.

    Il prévoit une réduction significative des barrières tarifaires de l’ordre de 90 % des droits de douane imposés par le Mercosur et l’UE aux produits venant de part et d’autre de l’Atlantique, facilitant l’accès des entreprises françaises et européennes à des marchés en croissance. L’accord ouvre également davantage les marchés publics du Mercosur aux entreprises européennes.

  • Concrètement, l’accord devrait permettre aux entreprises françaises et européennes d’exporter davantage de produits industriels et de services. En retour, les producteurs du Mercosur devraient pouvoir exporter plus de produits alimentaires et agricoles vers l’UE. Il est pour cette raison souvent présenté comme un accord “viandes contre voitures”.

    L’augmentation des importations de produits alimentaires en provenance du Mercosur suscite des inquiétudes dans certains États, qui redoutent une concurrence déloyale envers l’agriculture européenne, notamment en ce qui concerne le respect de certaines normes environnementales et sanitaires

  • Pour entrer en vigueur, cet accord doit être ratifié par l’ensemble des 27 États membres de l’Union européenne. Toutefois, en raison de l’opposition de certains pays, notamment la France, le processus de ratification s’annonce long et pourrait encore s’étendre sur plusieurs années.